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23 février 2011

Le fils à maman

La famille Léonard (Louvre, 1692)Les relations mère-fils étant ce qu'elles sont (compliquées ?), il est grand temps pour tout homme (naturellement fils de sa mère) d'y voir un peu plus clair. Un petit quiz ?

Nota : on vous connaît, alors résistez : ne regardez pas les résultats avant de répondre aux questions (un quiz nécessite un minimum de discipline), sinon, ça ne sert à rien.


Quiz


(1) Je téléphone à ma mère :
(A) Tous les jours, même si c'est toujours occupé
(C) Chaque semaine, à l'heure du dîner
(B) Jamais, je vis chez ma mère

Je téléphone à ma mère...

(2) Ma mère, je l'appelle :
(B) Bichette (biquette, ma chérie, l'amour de ma vie, ma pépette... tout ça, c'est pareil)
(A) Catherine (« maman », elle trouve ça ringard)
(C) Mémère

Ma mère, je l'appelle...

(3) Lorsque je fais les courses avec ma mère :
(B) Elle choisit mes chemises (d'ailleurs, elle les repasse aussi), porte les sacs et passe en caisse
(C) Je lui laisse 4 mètres d'avance (qu'on n'aille pas s'imaginer que c'est ma mère)
(A) Dès la première boutique, je la perds de vue ; mais c'est pas grave, de toute façon, les courses, c'est pas mon truc.
Törneman Familjen par xel Törneman

(4) Le soir, avant de me coucher :
(A) Quand ma mère zone devant ma porte, je m'enferme à double tour
(C) Je n'habite plus chez ma mère (z'avez déjà oublié ?)
(B) Ma mère vient me border avant de m'embrasser (sur le front, les joues, la bouche, peu importe)
Margaret Kelly ne vous ferait-elle pas peur si vous étiez à la place de son fils?...

(5) Quand je rentre beurré comme un petit lu au petit matin :
(A) Ma mère dort à poings fermés ; des fois, j'me dis que je pourrais crever la bouche ouverte sans qu'elle remue le petit orteil...
(C) Je compose le numéro de ma mère pour vérifier que je suis encore sain de corps et d'esprit, puis je raccroche avant de m'écrouler.
(B) Ma mère m'attend sur le canapé, un châle sur les jambes.
Des fois, j'me dis que je pourrais crever la bouche ouverte...

(6) Si je ramène une fille à la maison :
(B) Elle est laide comme un pou, elle s'habille comme une quiche, elle est bête à manger du foin, elle est mauvaise comme une teigne, elle rit comme une baleine, etc.
(A) Je suis le plus beau, le plus intelligent, l'affaire du siècle ; le prince charmant, quoi !
(C) Je suis un pauvre type, et ma mère, la mère de son fils.

Elle rit comme une baleine

(7) Le jour de mon anniversaire :
(B) Après avoir soufflé mes bougies, je verse une larme en ouvrant mes cadeaux.
(A) Ma mère m'appelle pour tout autre chose (quand elle m'appelle).
(C) Je suis à l'étranger, injoignable.

Le jour de mon anniversaire...

(8) Le jour de son anniversaire :
(C) Je suis à l'étranger, injoignable.
(B) Je fête son anniversaire aux chandelles, en tête à tête.
(A) Ses birthday parties connaissent un tel succès que je ne la vois pas de la soirée

Enfant déjà, maman ne me voyait pas... (Illustration by Amédée Forestier (1845-1930) for Le Figaro illustré, February 1893)

(9) Le jour où elle m'a surpris au lit avec une fille :
(B) Elle s'est exclamée : « Mon Dieu ! »
(A) Elle s'est écriée : « Mon Dieu, quelle horreur ! »
(C) J'ai hurlé : « Non mais je rêve ! »
Le jour où elle m'a surpris au lit avec une fille...(Paul Avril, Les_Sonnetts Luxurieux (1892) de Pietro Aretino)

(10) Le jour où je l'ai surprise au lit avec un homme :
(C) Je me suis écrié : « Mon Dieu, quelle horreur ! »
(B) J'ai crié : « Hardi ! Chassons l'intrus ! »
(A) Elle s'est exclamée : « Faites des gosses ! »

Le jour où j'ai surprise ma mère au lit avec un (euh, plusieurs?) homme(s) (Bacchanalia, Auguste Léveque (1864-1921))

Résultats

Si vous ne voulez pas finir à la guerre... Vous cumulez un maximum de A : Si vous voulez sauver votre peau, quittez au plus vite le cocon familial (si ce n'est pas déjà fait). Votre mère est au bord de la crise de nerf et il y a de fortes chances pour que vous en soyez la cause. Elle ne vous supporte plus ; et trop, c'est trop. Elle étouffe, elle a besoin d'air, et si vous ne prenez pas vos clics et vos clacs pour vous, au moins, faites-le pour elle.

Tu vois bien qu'il ne sert à rien? En plus, il fait la gueule...(Buster Keaton et sa famille en 1922)

Vous cumulez un maximum de B : Tuez votre père et épousez votre mère. Vous ne serez pas le premier (Œdipe, de son temps, l'a fait avec brio), ni le dernier. Dans la vie, il faut savoir prendre le taureau par les cornes : aucune fille n'arrivera jamais à la cheville (aussi percluse d'arthrose soit-elle) de votre mère bien-aimée.

Déjà, à l'époque, elle vous faisait la honte...
Vous cumulez un maximum de C : Liquidez votre mère (pas la peine, dans ce cas de figure, d'épouser  votre père ; à vous de voir). Vous êtes au bout du rouleau, alors soyez un homme, un vrai. Attaquer plus faible que soi a toujours été garant de succès, alors allez-y, hop, couic.
Auteur : Cécile Duclos

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