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15 février 2011

Les casseroles folles de Berlusconi

Lorsque l'on traîne trop de casseroles (pas besoin de préciser où, hein), voilà ce qui nous pend au nez :
Les italiennes avaient déjà protesté à Amsterdam

La semaine dernière, les italiennes sont descendues dans la rue avec leurs casseroles pour protester contre les dérapages misogynes de Silvio Berlusconi.

Cependant, il y a de quoi s'interroger... Et si Silvio, au fond, n'était qu'un incompris ?

Berlusconi serait-il gay?


Chronologie d'un coming out en fanfare


(2007) Silvio trouve que Magaret Tatcher est « une belle chatte ».

Tout le monde sait qu'une chatte, ça griffe et ça mord ; et comme le Silvio, il réfléchit beaucoup avec cet organe typiquement masculin qui le distingue d'un eunuque, les femmes, ça le fait forcément flipper à mort.

(mai 2008 ) Silvio pense qu'un gouvernement où les femmes sont trop nombreuses est « trop rose » et « pas facile à gérer ».

Le Silvio, il ne sait pas s'y prendre avec les femmes ; c'est vrai qu'un mec, même en « rose », c'est beaucoup plus « facile à gérer » : une petite gâterie vite fait bien fait et hop, on n'en parle plus.

(janvier 2009) Silvio déclare que pour éradiquer les viols en Italie, « il faudrait tellement de soldats puisqu’il y a tellement de belles filles italiennes, que cela ne sera jamais possible. » .

Silvio Berlusconi et Dmitry Medvedev en 2008En Italie, violer les soldats est un sport local, et les italiennes le pratiquent sans compter (question d'hygiène). Problème : ça tue la concurrence ; après, il ne reste plus de troufion pour l'infortuné Silvio....

(février 2010) Silvio ouvre ses bras aux immigrés clandestins d'Albanie quand ils « apportent des jolies filles ».

Pour Silvio, l'albanais est bon coup (question d'exotisme) : il faut donc un sacré paquet d'albanaises (et pas des laiderons, hein) pour rivaliser avec un mec de là-bas.

Le russe, comme l'albanais, est une valeur sûre : jugez-en par vous-même!

C'est une affaire qui roule entre Vladimir Putin (Vladou pour les intimes) et Berlusconi!

(mars 2010) Silvio précise sa vision de la femme : « Savez-vous pourquoi Mme Bresso est toujours de mauvaise humeur ? Parce que le matin quand elle se lève et se regarde dans le miroir pour se maquiller, elle se voit. Et comme ça sa journée est déjà gâchée. »

Le Silvio, c'est dit, n'aime pas les femmes ; d'ailleurs, il les trouvent toutes moches (ou trop « chattes »).

(septembre 2010) Silvio n'a plus peur de rien ; quand il est lancé, on ne l'arrête plus : « Une jolie fille m’a demandé ce qu’elle devait faire. J’ai vu qu’elle était très belle, alors je lui ai suggéré de se trouver un petit ami riche. »

Ce qu'il voulait dire par-là, le Silvio, à la jolie fille ? « C'est pas les filles qui m'intéressent, c'est pourtant clair, non ? Les mecs, je les prends même sans un radis (car il est généreux le Silvio, il laisse les vieux riches aux jolies filles) ; alors dégage-moi le plancher, oust ! »

(octobre 2010) Silvio se confesse à demi-mot et nous livre ses fantaisies sexuelles...  Attention, chaud devant ! « Je collectionne une blague par jour... et une nana tous les jours ».

Berlusconi emballe Dmitry Medvedev avec ses bonnes blagues
Tu vois, Mario, pas besoin de te casser la tête avec Silvio ; une bonne blague et hop, c'est parti ! Ça coûte pas un rond et c'est plus efficace qu'un porno.



(novembre 2010) Au salon de la moto à Milan, Silvio avoue enfin sa passion pour les grosses cylindrées : « Il vaut mieux avoir la passion des belles femmes qu'être gay ».

Et une sortie du placard, une !
Silvio a beau appartenir à la catégorie « homo honteux », qui préférerait « avoir la passion des belles femmes qu'être gay », il n'en fait pas moins son coming out officiel ! Et nous, on dit bravo !

Berlusconi et Bush : le début d'une belle histoire d'amour !

Berlusconi et Bush : notez cette magnifique complicité qui s'est installée entre les deux hommes

(décembre 2010) Lors de l'inauguration de la gare TGV à Rome, Silvio enfonce le clou : « Je me propose d’effectuer le casting si vous décidez d’embaucher des hôtesses sur les trains à grande vitesse… ».

Avec ce casting off, le Silvio, pas bête, pense bien récupérer un bon pourcentage de stewards.

Morale de l'histoire : ne vous fiez jamais aux apparences !



Auteur : Cécile Duclos

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bravo pour ce résumé d'une actualité encore brûlante, si l'on puis dire. Et très bonne analyse féminine de celui qui dirige l'Italie d'une main (allez savoir laquelle) de fer. Non pas dans un gant de velours mais dans un bas de soie ( sa fortune le lui permet, la soie étant très chère ).
Ah ! ce que c'est la faiblesse humaine. Et Silvio, je préfère dire Berlu, et Berlu, lui n'en a jamais manqué, de faiblesse. Jadis il eût une faiblesse pour une loge maçonique d'extrême droite par exemple histoire d'apprendre aux italiens à "vivre". Mais il a changé Berlu. Aujourd'hui, il est plus relax, décomplexé. Un homme douteux qui ne doute de rien ( tiens cela me fait penser à quelqu'un d'autre plus proche de nous ), je trouve ça très fort et le mot est faible.

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