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15 mars 2011

Aubry ou Strauss-Kahn ? Chronique d’un pugilat annoncé

Remettons les jeux du cirque au goût du jour, organisons un pugilat !Dans un an, à gauche, il ne devra en rester qu’un : LE cheval de bataille, et le bon. Car pour faire face à l’adversaire, si petit (ou fort en gueule) soit-il, il faut voir grand. Une question se pose alors : comment s’y retrouver dans cette masse de prétendants ? Autrement dit, comment se débarrasser de tous ces bras cassés qui lorgnent sur le bon gros gâteau à la crème (NDLR le siège du président) ?


Louons le stade de France (un soir par combat)Rien de plus simple : remettons les jeux du cirque au goût du jour, organisons un pugilat! Aucune arme n’est nécessaire (tout se joue à poings fermés) et il n’y a pas de catégorie de poids (homme, femme, gros, maigre, grand, petit... hop, tous les païens dans le même sac) ; que demande le peuple ? Louons le stade de France (un soir par combat) et entassons-y une multitude de bougres ; la valetaille aime se tenir chaud et adore les divertissements, surtout en temps de crise. Notons qu’à cette occasion, il serait judicieux de les faire casquer un max (question liquidités, l’État est un gouffre sans fond). Gageons que la vente des tickets battrait tous les records, au grand dam de Madonna (qui pourrait toujours sauter à pieds joints sur son vieux cheval d’arçon) et de Mylène (qui aurait enfin une bonne excuse pour refiler sa garde-robe Gaultier à la clocharde du coin de la rue).

Parmi le pool des fiers combattants (pour ne pas les citer : Martine Aubry, Ségolène Royale, Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn (DSK, c’est le même), François Hollande, François Mitterrand, Bertrand Delanoë, Laurent Fabius), le premier tour, en toute logique, s’organiserait ainsi : 

  • Le combat des poules (honneur aux femmes) : Martine contre Ségolène 
  • Le combat des coqs : Strauss-Kahn contre Hollande
  • Le combat des revenants : Mitterrand contre Jospin
  • Le combat des sages : Delanoë contre Fabius

Premier tour


Ségolène Royale contre Martine Aubry
Le premier pugilat risquerait d’être très serré : Ségolène, tout en os soit-elle (et tomber sur un os, parfois, ça peut faire mal), ne pourrait guère manquer sa cible. Martine, de son côté, ne ferait pas dans la dentelle (au premier rang, de toute façon, il n’y aurait que les riches à 1000 boules la place), taillant dans le lard sans distinction.




Dominique Strauss Kahn contre François Hollande
Le deuxième pugilat, a fortiori, présenterait peu d’intérêt : Strauss-Kahn assènerait d’entrée de jeu une bonne droite à Hollande qui s’écroulerait, KO, sous les applaudissements du premier rang (le clan Ségolène).

Lionel Jospin contre François MitterrandLe troisième pugilat pourrait être hallucinant : Jospin porterait quelques coups à l’aveuglette en répétant en boucle («C’est de la triche ! Si ça continue comme ça, la prochaine fois, c’est sans moi !») tandis que Mitterrand, stoïque, songerait au bon vieux temps, au canal de Pierrot, à ses triomphantes pyramides, à sa bibliothèque les pieds dans l’eau… Que de souvenirs !

Bertrand Delanoë contre Laurent FabiusLe quatrième pugilat serait sans doute assommant : peu de coups, beaucoup de mots. On lancerait donc la procédure habituelle : le Klimax. Comme Fabius, a priori, recevrait la bénédiction des Dieux (faut pas déconner, on n’est pas contre-nature là-haut), c’est lui qui porterait le premier coup, et Delanoë mordrait la poussière («acta fabula est !»).

Deuxième tour


Le premier tour terminé, on peut, sans difficulté, imaginer le deuxième :

Lionel Jospin contre Dominique Strauss KahnMartine, après avoir estourbi Ségolène et taillé sec dans les trois premiers rangs, affronterait Jospin, vainqueur par abandon («Comment elle s’appelait, déjà, la p’tite Pingeot ? Marilyn ? Micheline ?»). Et dès que ce dernier se mettrait à pérorer («mais puisque je vous dis que je ne veux pas me présenter !»), il se prendrait la mandale du siècle suivie d’une généreuse raclée («Acteur ! Non mais je rêve ! Et chanteur, non ? Tu n’y as pas pensé ? Tous les moyens sont bons pour revenir sur le devant de la scène, tiens !»).

Dominique Strauss Kahn contre Laurent Fabius
Fabius supplierait Strauss-Kahn de l’épargner ; mais le barbare, prenant sa mission très au sérieux, pulvériserait le manant d’une mornifle sans pitié.



La Finale 


Arriverait alors la finale : Martine contre SDK, « le choc des titans ».

Les franches déculottées se succèderaient et les injures fuseraient («Gros plein de soupe!», «Bouseuse!», «Grouin grouin!», «Sac à vin!», «Et la Lybie?», «Vieille bique!», «Ta mère!», «Tu sais ce qu’elle te dit ma mère, hein? hein?», etc.). Les spectateurs, quant à eux, frémiraient de bonheur (enfin un match qui tient la route !) devant tant de conscience professionnelle («Vilaine!», «Sarrazin!»…).

Et le winner alors ? 



Martine Aubry

Dominique Strauss Kahn

À vous de voter : vous avez un mois pour départager les Dieux du stade. Un sondage (non truqué ; on n’organise pas d’élections ici, hein) est publié en page d'accueil : à vos souris, prêts ? Cliquez !

Auteur : Cécile Duclos

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