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18 mars 2011

Le mari qui empoisonnait sa femme à l'arsenic

L'interview (à peine) imaginaire de MBM



MBM
- Pourquoi cet acte ? Est-ce que vous haïssiez votre épouse ?
X
Je l’appelais ma petite souris- C’est-à-dire … Au début, non. Lorsque nous nous sommes mariés, c’était le bonheur. Je l’appelais « ma petite souris » ; pour elle, j’étais son gros matou.
Voulez-vous une tasse de café, je vais vous le préparer ?
MBM
- Volontiers ! Euh, à la réflexion, non merci ! Continuez plutôt votre histoire.
X
- Peu à peu, nos rapports se sont gâtés. Elle se négligeait, ne s’habillait plus qu’en noir ou en gris souris et devenait acariâtre.
Voulez-vous une tasse de thé, je le prépare à la perfection ?
MBM
- Non merci ! Et ensuite ?
X
- Eh bien, à la suite d’un traitement provoqué par les coups que je lui infligeais, elle s'est mise à perdre ses cheveux, sa splendide chevelure d’antan. Ma petite souris devenait chauve. Et moi, le gros minet, je cherchais un moyen de me débarrasser d’elle. Les baffes ne suffisaient plus, car elle était devenue trop résistante.
Puis-je vous préparer un petit encas, c’est une de mes spécialités ?
MBM
- Non, non ! Pas d’encas, pas de boisson, rien. Poursuivez, je vous prie.
X
Je lui ai alors proposé un café dans lequel j’avais discrètement versé la moitié d'une boîte de raticide- Un jour où j’étais affamé (car elle ne faisait plus de cuisine depuis quelques jours), elle m’a souri en me tendant une gamelle pleine de croquettes pour chats. Ça a été  le déclic. Il me fallait passer à l’acte. Je lui ai alors proposé un café dans lequel j’avais discrètement versé la moitié d'une boîte de raticide… Ma souris a bu sa tasse sans sourciller… et sans effet. La boîte indiquait pourtant «pour tous types de rats et souris : résultat garanti sous 48 heures ».
Voulez-vous un macaron, je les confectionne moi-même ?
MBM
- Non, surtout pas ! Et alors ?
X
- Ma femme devenait une vraie peste. J’ai donc versé un puissant pesticide dans sa tasse de thé. Sans résultat. Elle avait une santé incroyable, cette garce. Et pourtant je doublais la dose chaque jour. J’allais jusqu’à en mélanger aux macarons, qui étaient sa friandise préférée.
Vous prendrez bien un jus d’orange ?
MBM
- Je n’aime pas les oranges, ni les fruits en général. D’ailleurs, je n’aime rien. Mais finissez donc votre histoire.
X
- Ma femme m’empoisonnait l'existence, et j’étais à court d’imagination pour l’aider à sortir de ma vie où elle n’avait plus sa place. Soudain, j’ai pensé à ce film avec Cary Grant ; il y était question de vieilles dentelles et d’arsenic. Je tenais la solution finale ! Pendant des jours et des jours, le matin au petit déjeuner, j'ai versé quelques cuillères (à café, rassurez-vous) d’arsenic dans son verre de jus d’orange. Banco ! Peu à peu je la voyais dépérir. Je croyais enfin me délester de ce poison qu’était devenue ma femme, quand des voisins, la voyant dans cet état, ont prévenu les gendarmes ; et elle s'en est sortie. Mais moi, j’ai été condamné à deux ans de prison ferme. Dans le village, personne ne m’aime, personne ne veut plus me parler, ni même venir manger ou prendre un verre avec moi. Vous êtes la première personne que je vois depuis des mois. Je vous en supplie, restez pour le dîner.
Pour en savoir plus sur ce terrible fait divers, c'est ici!

Auteur : Marc Duclos

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