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24 mars 2011

Le taxi parisien

Comment reconnaître un taxi parisien (digne de ce nom, attention) ?

1) Quand on veut en prendre un, il n'y en a jamais. Ce qui explique que pour un piéton, stationner trop près, trop longtemps, d'un station blindée puisse être dangereux pour la santé.

Quand on veut en prendre un, il n'y en a jamais

2) Manu, le chauffeur, est beaucoup moins stressé que le parisien moyen ; il vous fait faire le tour de Paris sans protester (ni demander, d'ailleurs).

3) Manu aime déguiser sa voiture en véhicule lambda (en dehors de sa coiffe lumineuse); tous les modèles sont permis, de la Mercedes bling bling à la vieille dodoche à manivelle.

La vieille dodoche à manivelle

4) Manu se prend tous les feux rouges (ne cherchez pas à savoir pourquoi, c'est un don, le fruit d'un savant calcul ou d'une certaine perversité céleste)

5) Manu tire une gueule (patibulaire) de trois mètres de long (c'est le maître à bord) et gère la musique (ainsi que le compteur) comme il l'entend (à fond)

Le compteur fou

6) Manu n'aime ni les chats (trop de poils), ni les enfants (encore moins les bébés, ça vomit partout), ni la banlieue (trop craignos), ni la pluie et les chiens (trop cracra), ni les gros (trop lourds), ni les homos (c'est contagieux), ni les juifs (par principe), ni les vieux (faudrait pas qu'ils clamsent à bord), etc.; par contre, les jolies jeunes filles, il aime beaucoup beaucoup beaucoup.... beaucoup.

7) Manu, quand ça lui chante, vous bourre le mou en refaisant le monde (sans les vieux, les gosses, les juifs, les homos, les gros, etc.).

Taxi parisien

8) Dans les embouteillages, Manu est le seul qui ne cherche pas à "niquer sa mère"

9) Le GPS, Manu, il trouve ça cool, mais sans le son (pour le grand tour de Paris, c'est quand même mieux, ça ne parasite pas Johnny ("Tu parles trop o o o", "Que je t'aime euh euh euh", "Douces filles de seize ans han han han", "C'est la musique que j'aime euh euh euh...")

10) Dès qu'un piéton s'apprête à envahir son territoire (la rue), il fonce comme un furieux (là, il n'hésite pas à "niquer sa mère")

Beau taxi (quand on a de la chance!)


Conclusion : Contrairement au chauffeur de taxi italien qui beugle à tout va en écrasant férocement le champignon, le chauffeur de taxi parisien fait preuve d'un flegme étonnant (même les taxis anglais sont plus vifs...), et on comprend pourquoi : les pigeons adorent Paris, il ne faudrait pas les chasser ou leur faire peur.

Auteur : Cécile Duclos

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