Loading

30 mars 2011

My bloody Sunday

Outragé et furieux, le chat me lacère les orteilsEnfin dimanche ! Le repos du guerrier. Après une semaine harassante, une journée de repos. Je me réveille et, plein d’allant, je saute du lit … en plein sur le chat qui dormait paisiblement et ronronnait comme un moteur. Dans son rêve, il devait être sur le point d’attraper une souris. Outragé et furieux, il me lacère les orteils et finit par me croquer sauvagement le tendon. À défaut de souris, certainement. Bof ! Quelques gouttes de mercurochrome (pas sur minou, sur le pied) et la douleur va bien finir par s’estomper.


Encore un peu de mercurochrome et ça devrait aller mieux.
Après une douche rapide à l’eau froide (pourquoi le chauffe-eau n’a-t-il pas fonctionné cette nuit ?), un copieux petit déjeuner dominical. Croissants, jus d’orange et un grand bol de café fumant. Minet, qui n’a toujours pas pardonné mon saut sur son auguste pelage, saute sur la table. La nappe glisse et le malheureux aussi. Après quelques acrobaties félines, il repousse violemment le bol et se raccroche à mon pull. Nouveaux coups de griffes pour rétablir son équilibre et, en deux temps trois mouvements, en bon alchimiste il transforme mon pull en une énorme pelote de laine. Le café se déverse à flots sur mon chien, Igloo,un brave husky, qui se tenait sagement à mes côtés. Surpris et ébouillanté, il plante ses crocs dans le premier objet à sa portée. Mon pied. Encore un peu de mercurochrome et ça devrait aller mieux.

allons promener le chienBien, allons promener le chien. Il adore ces promenades matinales dans les rues de la ville. Quel plaisir de renifler les lieux de passage de ses congénères et de laisser partout des preuves de sa présence ! Tiens, justement, voilà un trottoir qui lui paraît tout à fait propice. Après un jet d’urine réussi, il dépose quelques étrons bien mous. En tant que citadin bien éduqué, je sors un sac et saisis délicatement la chose. Le fond du sac est fragile, il cède, et c’est ma main qui attrape les crottes. Je lève les yeux et regarde autour de moi : pas de poubelle à l'horizon, rien non plus qui puisse m'être utile.

M’apercevant, il s’approche pour me saluer et me tend la mainEt voilà qu'arrive Fred, un ami, qui se promène lui aussi. M’apercevant, il s’approche pour me saluer et me tend la main. Je fourre la mienne dans ma poche, avec tout ce qu’elle contient et lui fais la bise. Il est un peu décontenancé car ordinairement nos rapports ne sont que cordiaux et c’est la première fois que je l’embrasse. Le husky, heureux de cette rencontre inopinée avec Fred, se met à tourner à toute vitesse autour de nous. Il ne cesse que lorsque la laisse, devenue trop courte, l’empêche de continuer. Enroulés par la laisse, collés l’un contre l’autre, nous ne pouvons même pas bouger. Peu à peu, nous parvenons à nous séparer sous les regards désapprobateurs des passants. Enfin libérés, nous nous éloignons. Il part, mais je sens bien que je viens de perdre un ami. Une main tenant le chien et l’autre toujours dans la poche, je réintègre mon logis. Je peux enfin me débarrasser de mon encombrant paquet, me laver et changer de pantalon.

Surpris, le chien saute sur la selle après m’en avoir éjectéLe soleil brille encore alors je décide, pour me changer les idées, de faire une ballade en vélo. Igloo, comme tout husky qui se respecte (et Dieu sait s’il a un immense respect pour lui-même), adore m'entraîner. Le chien courant devant et me tirant, nous parcourons joyeusement quelques centaines de mètres. Soudain, une voiture nous frôle. Surpris, Igloo saute sur la selle après m’en avoir éjecté. Nos nouvelles positions respectives, bien qu'inconfortables, ont le mérite de ne pas courir les rues : lui assis sur la selle du vélo et moi courant devant en le tirant par la laisse. Les deux pattes arrière sur le guidon, il tente de tenir le cap. Quelques badauds applaudissent l’exploit (du chien, pas le mien), d’autres me demandent s’ils peuvent s’asseoir à la place d’Igloo. Le chien refuse et nous revenons au pas de course à la maison, où nous attend le chat (toujours très en colère, semble-t-il).

Vivement demain, lundi, que je puisse enfin me reposer au bureau !

mon chien, Igloo,un brave husky


Auteur : Marc Duclos

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...