Loading

18 avril 2011

Avez-vous l'âme d'un dirigeant d'entreprise ?

The big bossDiriger une entreprise n'est pas à la portée du premier clampin venu ; aussi, pour savoir si vous êtes né pour ça, prenez le temps de répondre (sérieusement, hein, pas en lorgnant sur la boîte à images ou en téléphonant à vos parents) à ces quelques questions.  

1 - Vous et les cartons ?

Vous et les cartons ?a) J'ai une peur bleue des cartons. Dans la rue, à la maison, au supermarché, au bureau, dans les poubelles... toutes ces boîtes avec on ne sait quoi dedans... Quelle horreur ! 
c) Je n'aime que les cartons bien solides, ceux qui s'ouvrent et se ferment facilement. Je trouve ça fascinant, un carton ; on peut y mettre tant de choses dedans ! Toute une vie ! Tout un casier ! J'en rêve parfois la nuit (mais ça reste entre nous, hein)... Je prends les affaires de Freddy (hi hi hi), le neuneu avec qui je bosse, et hop, je te les entasse pêle-mêle dans un carton bien ficelé (eh eh eh). J'arrive même, dans mes rêves, à faire rentrer cette cloche dedans, avec tout son bazar (ah ah ah)! Incroyable, non ?
b) J'adooore les cartons ! À la maison, j'en ai partout (j'ai gardé précieusement ceux de mon dernier déménagement). Je m'en sers de table basse, de boîte à chat, de garde-manger, de pouf quand je reçois du monde, de bibliothèque et même de cave à vin ! 

2 - Vous et la hiérarchie ?

Vous et la hiérarchie ?b) La hiérarchie, c'est la clef de voûte de l'entreprise. Sans structure pyramidale, tout s'écroule comme un gros tas de m... bref, c'est la fin des haricots.
a) On n'est qu'un pion dans l'entreprise, qu'on prend et qu'on déplace. Hop hop hop, c'est la vie.
c) Je déteste la hiérarchie ; ça ne sert à rien, on travaille beaucoup mieux sans. Enfin, sauf si on est tout en haut, bien entendu.

3 - Vous et les autochtones ?

 Vous et les autochtones ?c) Ils sont bien là où ils sont : dans mon jardin, à bêcher et à tailler la haie, pour mes potes ; dans mon lit, pour les bonasses ; à travailler comme des brutes, pour les autres.
a) J'aime tout partager avec mes collègues : mon travail, mes joies, mes amours, mes angoisses, ma vie ! Les grandes tablées dans les brasseries du quartier, les pauses café (surtout celles du lundi matin, on a tellement de choses à se raconter après le week-end !), les galas annuels, les réunions marathon... quel plaisir ! Les gens sont tellement gentils !
b) Moi, je n'aime pas les gens ; moins je les vois, mieux je me porte. 

4 - Vous et les horaires ?

Les horaires, c'est très important, c'est le métronome de l'entreprisec) Les horaires, c'est quoi ça ? Moi, je viens quand je veux, un point c'est tout. Et si j'ai envie d'appeler ou d'envoyer un mail à 3 heures du mat, où est le problème ? 
a) À 10 heures du matin, j'ouvre la boutique. À 19 heures, je la ferme. Entre 13 heures et 14 heures, je prends ma pause déjeuner. Les horaires, c'est très important, c'est le métronome de l'entreprise.
b) Ne me parlez pas d'horaires... Le jour où j'aurais une montre !

5 - Vous et l'argent ?

Vous et l'argent ?a) L'argent ne fait pas le bonheur. D'ailleurs, ça me rappelle quelque chose, cette phrase... Ah oui ! Quand Sylvie m'a quitté, elle a ajouté en hurlant : « mais il y contribue ». Baf ! Les femmes, je ne les comprendrais jamais...
b) Une politique de salaire équitable assure un équilibre pérenne au sein de l'entreprise. Le communisme salarial, ça c'est un concept à développer... Un seul salaire, le même pour tous ! Tiens, je vais en parler à la prochaine réunion du CE.
c) L'argent, c'est comme le sexe. Plus on en a, plus on en veut. Moi, je suis gourmand et je l'assume. Pourquoi croyez-vous que je vais au boulot en Paul & Joe ? (OK, c'est aussi pour draguer la Lorette, l'hôtesse d'accueil à forte poitrine, blonde comme les blés un jour d'été...)

Conclusion : 
Vous avez un maximum de a : laissez tomber, vous ne serez jamais directeur général pour la bonne raison que ça ne vous intéresse pas du tout. En plus, vous seriez totalement inefficace à ce poste. Alors restez où vous êtes, c'est mieux pour tout le monde.

Vous avez un maximum de b : vous enviez votre boss mais vous n'avez pas les c... pour prendre sa place. Pourtant, un ou deux petits coups de p... et hop, il pourrait valser et vous, vous installer dans son fauteuil de maquereau en haut des toits, avec Marina, sa secrétaire polonaise multifonctions. Un conseil ? Faites-vous greffer une paire de c... ou partez élever des chèvres dans le Larzac, c'est bien aussi. Vous seriez votre propre chef et vos employés, de vraies brebis (la polonaise, vous n'en auriez plus besoin non plus).

Vous avez un maximum de c : vous avez l'âme d'un big big boss, de l'espèce de ceux qui contrôlent tout, qui jouissent d'une totale liberté, qui cartonnent à tout va, un vrai de vrai ! Dégagez votre supérieur en déterrant quelques dossiers compromettants (fiscalité, discrimination, harcèlement sexuel...), ou, si vous débordez d'idées toutes plus juteuses les unes que les autres (attention, on ne parle pas de la polonaise là, ni de la russe qui délivre le courrier tous les matins), créez votre boîte et n'oubliez pas qu'en Guyane, on n'attend que vous.


Auteur : Cécile Duclos

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...