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11 avril 2011

La sieste en entreprise

La sieste en entrepriseLe coup de pompe post-déjeuner (à ne pas confondre avec le coup de pompe tout court, flanqué après une bonne bourde ou juste comme ça, gratuitement, histoire de remettre les pendules à l'heure et de bien marquer son territoire) est un phénomène bien connu des petites, moyennes et grandes entreprises. Cette plaie collective qui sévit entre 14h et 16h passe rarement inaperçue : les têtes se font plus lourdes que des citrouilles et les mâchoires, bêtes à manger du foin, cherchent désespérément à se décrocher pour aller voir ailleurs si elles y sont... On croit rêver ! Cependant, que faire lorsque ce sont vos propres employés (les mêmes qui se sont pourtant pris un nombre incalculable de coups de pompe) qui développent cette forêt de baobabs (ou de poils) dans la main, alors que vous, vous bossez jour et nuit comme une bête ? 

Quelques conseils de spécialistes...

Carole, 25 ans, juriste

je bigophone quelques postes vides, dring dring« Chaque jour, j'imprime le plan des bureaux, pim pam, et go go go, je pars en repérage avec mon cahier de réunion (eh eh , ni vue ni connue !). Sur la feuille, zou, je coche les tire-au-flanc, et top, je pointe les places vacantes. Après une brève analyse de la situation, hop hop hop, je bigophone quelques postes vides, dring dring, ceux qui sont au milieu d'un max de traîne-la-patte, et pif paf, je laisse sonner très très très longtemps... »

Frédéric, 30 ans, responsable d'équipes

Tous les quarts d'heure, c'est simple, j'me coltine les chiotards« Tous les quarts d'heure, c'est simple, j'me coltine les chiotards. Je secoue les portes comme un braque jusqu'à c'que les cossards qui s'y roulent les pouces détalent comme des lapins. Et s'il y en a qui n'lâchent pas l'morceau et qui s'acharnent à faire du lard sur la cuvette, pas de problème, j'bahute la poignée; après, impossible d'ouvrir de l'intérieur. Et quand j'reviens, et j'te les savonne, les rossards, bien comme il faut ! »

Jean-Claude, 55 ans, directeur informatique

une ou deux guêpes, je vous assure que ça réveille« Tout mon service tient dans une seule pièce. L'hiver, j'utilise un variateur électrique ; à intervalles réguliers, j'active la mollette et les néons clignotent comme en boîte de nuit (rire) ! L'été, j'ouvre discrètement le soupirail. Quelques mouches et une ou deux guêpes, je vous assure que ça réveille ! Et qu'est-ce qu'on se marre avec un bon lâcher d'insectes (rire) !»

Yvette, 50 ans, comptable

Même son doigt, il clique tout seul sur la souris« J'travaille avec Marcel la Glandouille depuis près de 20 ans, alors té, j'commence à l'connaître c'coquin-là! C'est qu'il arrive à dormir les yeux grands ouverts comme des soucoupes et le dos bien droit comme un I. Même son doigt, il clique tout seul sur la souris ! Un vrai sioux ! Y a que sa tête qui s'casse la margoulette, et pourtant, c'est pas pour c'qu'elle est pleine! Alors quand j'vois ça moi, té, j'peux pas rester là, les bras croisés, à l'regarder baver comme un saint Bernard. C'est pour ça qu'j'rameute les collègues, té, et y sont pas les derniers à s'bidonner derrière la vitre ! » 

Denis, 37 ans, jardinier paysagiste

Enfin, quand y en a vraiment un qui m'cherche, j'sors la tronçonneuse« J'ai sous mes ordre une quinzaine de bonhommes, tous plus feignasses les uns que les autres. À 15h, y a pas un buisson, un arbre, une haie qui n'fasse pas la locomotive. Au début, j'te filais quelques coups de fourches dans tout ça, mais c'est qu'ils se rebiffaient ! Alors j'suis passé à la vitesse supérieure : la tondeuse. Elle t'réveillerait un mort tellement qu'elle fait d'bruit ! Et puis j'arrose beaucoup, hein, c'est important aussi, la flotte. Enfin, quand y en a vraiment un qui m'cherche, j'sors la tronçonneuse, parce que bon, faudrait pas me prendre pour une truffe non plus ! »

À chacun sa méthode ! Et vous, quelle est la vôtre ?

Auteur : Cécile Duclos

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