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12 mai 2011

De l’art du lapsus (1)

1ère partie : les femmes d’élites


De l’art du lapsus
Honneur aux dames, ce premier article s’intéressera aux femmes. Mais que les hommes ne ricanent pas trop, leur tour viendra bientôt. Souvenons-nous malgré tout que tout un chacun fait des lapsus, et que c’est en partie ce qui nous rend un peu plus humain sous notre carapace.



Rachida Dati, « Maîtresse Es Langues Vivantes »


L’un des plus célèbres lapsuce linguae de Rachida, qui n’a pas la langue dans sa poche, concerne bien évidemment sa vision très personnelle de l’inflation. Interrogée par Anne-Sophie Lapix un dimanche midi (le 26 septembre 2010, très exactement) dans l'émission Dimanche + sur Canal +, elle déclare à propos d'un plan de licenciement chez Lejaby, dans l'Ain :
« Je déplore le sort qui est fait à ces femmes et ces hommes qui ont consacré leur vie à cette entreprise. Ces fonds d'investissement étrangers n'ont pour seul objectif que la rentabilité financière à des taux excessifs. Moi quand je vois certains qui demandent des rentabilités à 20, 25% avec une fellation quasi nulle, et en particulier en période de crise, ça veut dire qu'on casse (castre?) des entreprises... »
Nous en restons bouche bée… Mais reconnaissons à sa décharge qu’elle a son franc-parler et la langue bien pendue. De plus, elle a raison et on ne pourra pas la taxer de langue de bois : l’inflation aussi vide les bourses.
Forte de ce succès médiatique, Rachida n’en est pas restée là. Face à Christophe Barbier, lors d'une interview diffusée sur LCI le 1er avril 2011, sa langue a encore fourché. Interrogée sur le débat organisé par l'UMP concernant la laïcité, l'ex-ministre de la Justice évoque un « gode » de bonnes pratiques, avant de corriger « un code de bonnes pratiques ».
Preuve que certains joujoux ne sont pas à mettre entre toutes les mains, à moins de respecter les bonnes pratiques en la matière. Mais voulait-elle parler d’un gode de la route ou d’un code de la biroute ?


Une question que tout le monde se pose : Rachida se portera-t-elle candidate à la prochaine érection présidentielle ? En tout cas, elle a choisi son camp lorsqu’elle a déclaré :
« Nicolas Sarkozy l’a dit : il souhaite devenir le patron… euh, le président de tous les Français. »

Ségolène Royal, « Être ou ne pas être… brave »


Le 6 janvier 2007, à l'occasion de son voyage en Asie, la candidate se lance dans les néologismes à propos de la Grande Muraille de Chine :
« Comme le disent les Chinois, un Chinois qui ne vient pas sur la Grande muraille n’est pas un brave et un Chinois qui vient sur la Grande muraille conquiert la bravitude ».

Ce proverbe chinois, remodelé par la candidate, fait partie des plus grandes casseroles de Ségolène, qui a dû avoir, après coup, un grand moment de… solitude.
C’est elle aussi qui a déclaré, lors de la campagne présidentielle de 2007 :
« Il faut redonner de la précarité, c’est un vrai combat. ».
Si même la gauche s’y met, nous ne sommes pas sortis de la crise !…

Martine Aubry, « La théorie du flou politique »


Invitée au JT de 13h sur France 2, Martine Aubry a fermement défendu le projet du PS pour la présidentielle de 2012 en affirmant qu’il était « extrêmement vague », au lieu de le qualifier de… « vaste ». Quelques lettres qui creusent comme qui dirait un sacré fossé… Si cette phrase malheureuse a certainement fait des vagues au PS, l’UMP, par contre, a eu un énorme flou rire.


D’autant que Martine n’en est pas à son galop d’essai, puisqu’en février 2009, interrogée sur France Inter, elle qualifiait Ségolène Royal d’« ancienne présidente de la République ». Preuve qu’elle n’est pas rancunière…


Dominique Voynet, « Quand on lui casse les coudes… »


Selon l’hebdomadaire Challenges, Dominique Voynet aurait déclaré : « Plus que jamais, il faut que les femmes se serrent les couilles.... Pardon, les coudes ». Allez, les verges comment disent les écolos ! Dominique, tiens bon les cordons de la bourse !

Auteur : Marc Duclos

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