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17 mai 2011

DSK, l'hôtel TOUT COMPRIS

DSK, l'hôtel TOUT COMPRISArrêté à New York dans la zone d'embarquement d'Air France à destination de Paris (pour les premières classes), Dominique Strass Kahn (DSK), 62 ans, est inculpé pour agression sexuelle, tentative de viol et séquestration, sur la personne de Madame Arambourou, une femme de chambre âgée de 32 ans. C'est samedi 14 mai 2011, entre 11h et 13h, dans la suite qu'il occupait à l'hôtel Sofitel sur West 44th Street, à Manhattan, que le drame s'est déroulé. Rappelons que DSK risque jusqu’à 26 ans de prison si, reconnu coupable, le juge décidait d'additionner les peines...
Au commissariat de Harlem, ce week-end, l'inspecteur Jerry Brown, un enquêteur de l'unité spéciale (Special Victims Unit) de la police de New York, a interrogé DSK, gardé menotté (on n'est jamais trop prudent).


Jerry
- Ms. Arambourou vous accuse de tentative de viol, de séquestration et d'agression sexuelle. Reconnaissez-vous les faits, Mister Strass Kahn ?
DSK
- Vous rigolez ou quoi ? Comme si j'avais besoin de forcer la main à une bougresse, moi, le big boss du FMI ?!? Elles se bousculent au portillon, les p'tites cailles, oui !
Jerry
- Pourquoi parlez-vous de cailles? Je sais très bien ce que vous appelez "poulets", en France, ok ?
DSK
- Oh oh, on se calme, le bignolon ! Une caille, c'est une blonde, une bonne femme, quoi ! Rien à voir avec vous. A vue de nez, vous n'avez rien d'une coquine, eh eh !
Jerry
- Well... Hum... Continuons. Vous niez les faits, donc, ok ?
DSK
- Plutôt deux fois qu'une !
Jerry
- Vous reconnaissez avoir abusé de DEUX femmes de ménages ?!?
DSK
- Mais non, quel ballot ! Je ne reconnais pas les faits. C'est une expression française, "Plutôt deux fois qu'une", comme "bête à manger du foin", vous comprenez ?
Jerry
- Well, well, hum... Poursuivons. Ms. Arambourou affirme que vous êtes sorti nu de la salle de bain et que vous l'avez rejointe dans le séjour, toujours dans le plus simple appareil, où elle faisait le ménage. Confirmez-vous les faits ?
DSK
- Au prix où j'ai payé cette foutue suite, j'pense bien, oui ! Encore heureux que j'ai l'droit d'm'balader à poil !
Jerry
- Pourquoi n'avez-vous pas enfilé un peignoir, comme tout le monde ? Le Sofitel n'en fournissait pas ?
DSK
- Mais il m'a bien vu, lui ? Vous croyez que j'y rentre, moi, dans leur peignoir de myrmidon, avec ma carrure d'Hercule ? Bien sûr que non ! Au prix où on paie leurs suites, vous n'croyez pas qu'ils pourraient proposer plusieurs tailles de peignoir, mmm ?
Jerry
- Well, hum... Et une serviette, enroulée autour de la taille ?
DSK
- Vous cherchez vraiment les ennuis ?... Et ma puissante ceinture abdominale, je l'aurais mise où, hein ? Impossible de nouer une serviette autour de ma taille, mon p'tit vieux, impossible.
Jerry
- Well, hum... Pas de familiarités entre nous, ok? Saviez-vous qu'une femme faisait le ménage dans le séjour avant d'y entrer, entièrement nu ?
DSK
- Ben non, pardi ! Pour qui il me prend, lui ?
Jerry
- Vous n'aviez pas entendu l'aspirateur ?
DSK
- Avec les oreilles pleines d'eau ?
Jerry
- Well, well... Hum... Vous êtes donc entré tout nu dans le séjour, ignorant qu'une femme de ménage s'y trouvait, en toute bonne foi, ok ?
DSK
- Bravo ! Oui ! Ok !
Jerry
- Hum... Well ! Vous l'avez alors empoignée, forcée à entrer dans la chambre, dont vous avez pris soin de verrouiller la porte, puis vous l'avez jetée sur le lit avant de l'agresser sexuellement. Toujours ok ?
DSK
- Mais pas du tout, voyons !
Jerry
- Well, vous ne l'avez pas empoignée ?
DSK
- Empoignée? Mais bien sûr que si ! Elle avait laissé une grosse touffe de cheveux dans les draps !
Jerry
- Well, hum... Et vous étiez toujours... nu ?
DSK
- Evidemment ! Quand aurais-je eu le temps de me rhabiller ? Au reste, elle ne semblait pas effarouchée par la marchandise, la cocotte, eh ! Au contraire !
Jerry
- La cocotte ? Vous recommencez avec votre volaille ?!?
DSK
- Mais non ! Une cocotte, c'est une femme, c'est tout.
Jerry
- Well, hum... Passons. Vous l'avez donc empoignée. L'avez-vous forcée à entrer dans la chambre ?
DSK
- Bien sûr, puisqu'elle avait laissé une grosse touffe de cheveux dans les draps ! Je l'ai traînée sur le lieu du crime, qu'est-ce que vous croyez ? Je n'allais pas me vautrer là-dedans quand même ! Au prix où on paie la suite, dans ce Sofitel !
Jerry
- Hum, well, well... Vous l'avez donc forcée à entrer dans la chambre. Et s'est-elle débattue ? a-t-elle résisté ?
DSK
- Quelle blague ! Bien sûr qu'elle s'est débattue ! Elle a même beuglé, eh ! Pire qu'un porc qu'on égorge. Mais comment vouliez-vous qu'elle s’échappe, avec ma musculature naturelle ?
Jerry
- Well, je ne vois pas, en effet... Et avez-vous verrouillé la porte de la chambre ?
DSK
- Un peu, oui ! J'étais nu comme un asticot, je vous rappelle. Déjà que je m'étais fait reluqué par une cambrouse, vous ne croyez pas tout de même pas que j'avais, en plus, envie d'exposer mon exceptionnelle anatomie à un loufiat du Sofitel ? Attention, je ne mange de ce pain-là, moi, Monsieur, eh !
Jerry
- Calmez-vous, calmez-vous. Well, vous avez donc verrouillé la porte. Ensuite, avez-vous jeté Ms. Arambourou sur le lit ?
DSK
- Absolutely, eh eh ! Je lui ai mis le nez dedans ! La touffe de cheveux, j'entend, hein, vu le prix que m'a coûtée cette s...
Jerry
- Well well, on sait, le prix... Poursuivez, s'il vous plaît.
DSK
- J'étais tout de même en droit d'avoir des draps propres, à c'tarif-là, non ? Faudrait pas croire qu'avec une pauvre bouteille de champ', on m'achète, hein ! J'lui ai donc mis le nez dans la touffe de cheveux, à l'Amarabou, bourou, boudou, boudin, bref. Vous savez, elle est portoricaine, ou mexicaine, enfin, quelque chose comme ça... Du coup, elle ne parle pas aussi bien l'anglais que moi. Bon, elle ne siège au FMI en même temps, et on sait pourquoi, hein, ah ah ah ! Donc, il fallait bien que je me fasse comprendre. Et puis faudrait pas prendre les français pour des pigeons non plus, hein !
Jerry
- Pour des pigeons ? Vous recommencez avec votre basse-cour ?!?
DSK
- Pfff, il ne comprend rien à rien celui-là !... Pour des quiches, des andouilles, des CONS si vous préférez.
Jerry
- Hum, well... passons. Ms. Arambourou affirme que sur le lit, vous l'avez forcée à commettre un acte... Well, hum, hautement répréhensible.
DSK
- Oui, oui, je sais ça, je sais très bien ce qu'on me reproche. Mais je n'ai pas agressé cette grosse Alambrabou, brabrou, bouba, bouda, bref.
Jerry
- Cessez de manquer de respect envers la plaignante, ok ? Ou je vais devoir ajouter à la liste des griefs une entrée supplémentaire !
DSK
- La plaignante, la plaignante... Moi aussi je pourrais me plaindre des services de la baleine, hein !
Jerry
- Well, n'inversez pas les rôles, ok ? Hum, well... Que s'est-il passé après ?
DSK
- Elle s'est occupé des cheveux, tiens ! C'est normal, n'est-ce pas, au prix où...
Jerry
- ... on paie la suite, ok, ok, on sait.
DSK
- Et puis dans la foulée, elle m'a fait remarquer que je n'étais pas bien lavé. Vous savez jusqu'où va la maniaquerie des bonnes femmes, hein ? Surtout les portoricaines ! C'est comme les portugaises, on dirait vraiment qu'elles ont ça dans le sang. Le ménage, le repassage...
Jerry
- Hum, well... Ms. Arambourou est africaine. Passons, voulez-vous ? L'avez-vous forcée, oui ou non, à utiliser sa bouche sur l'une ou l'autre des parties de votre corps ?
DSK
- D'athlète, le corps, d'athlète. Attention, on ne parle pas de n'importe quel corps là, hein. Tout le monde n'a pas la chance de l'apprécier ainsi, dans toute sa vigueur ! Bon, effectivement, je l'avais mal savonné. En même temps, ils auraient pu fournir un matériel correct, au Sofitel, au prix où...
Jerry
- Ok, ok. Et ?
DSK
- Et ? Ben je lui ai dit de terminer son service. De terminer le ménage, quoi !
Jerry
- Sorry ?
DSK
- Vous voulez un dessin ?!? J'ai pris sa tête - ses mains étaient occupées par une tonne d'ustensiles, plumeaux, aspirateur, etc., impossible de m'en servir - et zou, je l'ai faite turbiner.
Jerry
- Vous l'avez forcée à... ?
DSK
- Puisque je vous dit qu'on PAIE suffisamment CHER pour être CORRECTEMENT accueilli dans ce SOFITEL DE M... !!! Non mais c'est pas vrai, il est complètement abruti ce chapon !

La suite de l'interrogatoire est malheureusement classée secret d'Etat. Il ne s'agirait pas de multiplier les rumeurs à la "Ben Laden"; parfois, la fin justifie les moyens ! Quelques griffures sur le torse par-ci, un coup de boule par-là....


Auteur : Cécile Duclos

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Le procès verbal est ici!

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