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20 mai 2011

Rencontre du 3ème type

OVNI soit qui mal y pense


Rencontre du 3ème typeJeudi 5 mai 2011 en Corrèze, près de Brive. Il est environ 21h 45. Après un bon petit repas, je sors me promener tranquillement dans la forêt, proche de mon domicile. Soudain, que vois-je en contemplant le ciel et les étoiles ? Un objet lumineux en forme de cigare, de 3 à 4 mètres de diamètre environ. Il crache un épais nuage de fumée (normal pour un cigare, me direz-vous). Tétanisé par cette apparition et loin d'être une tête brûlée, je me cache derrière un énorme chêne. Le cigare, d’un aspect blanc métallisé, approche silencieusement à une vingtaine de mètres. Il oscille, quatre pieds d’atterrissage sortent du capot, et il se pose en douceur dans la clairière.


Bonhomme MichelinUn petit être en combinaison verte éblouissante s’extirpe du cigare. Il semble relié par un gros câble à son engin volant. Le gnome a l’apparence d’un poulpe avec deux énormes têtes disproportionnées, coiffées de casques lumineux, et plein de tentacules boudinés façon pneus Michelin chaussés de bottes fourrées. Au point de vue élégance, c’est plutôt raté. Côté frayeur, c’est gagné. L’être s’approche d’un châtaignier en se dandinant lentement. Il se colle au tronc, enlace l’une de ses branches et émet un bourdonnement sourd. L’arbre, stoïque, reste de marbre, muet comme une tombe. Furieux, l’être ronronne et braque sur lui une sorte de lampe rougeoyante. Le malheureux arbre s’écroule en gémissant de toutes ses feuilles.

L’être le tapote avec l’une de ses tentaculesL’extraterrestre pivote alors et semble tourner sur lui-même à toute vitesse, telle une toupie. Subitement, il arrête son manège et se courbe sur un champignon qui poussait paisiblement à l’abri de son écrin de fougères. L’être le tapote avec l’une de ses tentacules en vrombissant. Le cèpe, apparemment fataliste et déjà résigné, reste passif et se tait. L’infâme venu d’ailleurs ronronne de nouveau, pointe vers lui un tentacule en forme de lame et cisaille séance tenante le pauvre champignon.

L’humanoïdeJe m’aplatis derrière mon chêne et songe à m’enfouir sous terre. Pourvu qu’il ne me voit pas ! Tu parles, peine perdue ! L’humanoïde m’aperçoit. Pas étonnant avec tous les yeux qu’il a autour de ses têtes ! Je tente de m’enfuir. Un rayon orangé m’éblouit et me stoppe net. L’être claudique jusqu’à moi. Son haleine empeste le benzène. L’un de ses tentacules se pose sur ma chaussure. Il s’accroupit et s’adresse à mes talons : 
« rggrb … kjhgtr … pksdcv ? »
Ne sachant que répondre, je toussote et me racle la gorge, émettant malgré moi des gargouillements bizarres. Sûr, ma dernière heure est venue ; j’attends avec frayeur le couperet fatal. Je tends le bras pour tenter de me protéger… Stupeur ! L’être me tapote gentiment les genoux. Il semble satisfait de ma réponse et me poursuit courtoisement :
« cldgwp … tqstdfg…brtdnqcxv ! ».

Le cigare qui devient de plus en plus incandescentPuis il part dans la direction indiquée par mon bras tendu et ramasse par terre un tombereau de mousse. Il se dirige ensuite vers son véhicule et déverse le tout dans un orifice situé à la base de son véhicule. Le halo orangé qui me retenait prisonnier s’éteint : je suis libéré. L’être se hisse alors dans son engin, les deux têtes d’abord, puis les innombrables tentacules. Sidéré, je contemple le cigare qui devient de plus en plus incandescent, démarre dans un nuage de fumée et s’éloigne à la vitesse d’un éclair. Encore sous le coup de l’émotion, je rentre à mon domicile finir la bouteille de pastis que j’avais déjà bien entamée.

Publicité des années 1920 où l'on voit distinctement le bonhomme Michelin avec son cigare

Auteur : Marc Duclos



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