Loading

8 juin 2011

La mariée était en rose

Vous rêvez d'un mariage de conte de fées ? Voici les clefs d'une cérémonie réussie, à suivre au pied de la lettre.


Une robe de princesse

Toute robe de mariée qui se respecte se doit d'afficher un panaché représentatif de reflets irisés, du mauve guimauve au rose bonbon acidulé, avec ou sans cœurs rouge sang cousus main. Elle arborera également d'élégants froufrous argentés ou crémeux, ainsi qu'une rondelette choucroute fleurie sur les fessiers (les roses ont toujours la cote, mais vous pouvez tout aussi bien l'agrémenter de lierre ou de lys; évitez néanmoins les tournesols, le jaune cocu est à proscrire ce jour-là). Pensez enfin à la traîne-plumeau : plus elle sera longue, plus le sol resplendira sous vos pieds et plus vos convives piafferont de ravissement en la piétinant en toute impunité.

Coiffe et coiffure

Le jour J, tout est possible. Osez le brushing à l'américaine ! Cependant, ne laissez pas Zaza, le coiffeur gay du salon hype du quartier, faire absolument tout ce qu'il veut de votre indomptable chevelure. Vous savez très bien ce à quoi il rêve, et la pièce-montée d'Amy Winehouse ne serait pas du plus bel effet. Vous pouvez en revanche lui concéder une petite faveur : fixer le voile arc-en-ciel dans la masse crêpée, entre deux barrettes florales.

Les escarpins de Cendrillon

Calculez avec précision le nombre de kilomètres à enfiler, d'heure à faire le planton, et accessoirement, à rester chaussée (si la nappe est suffisamment longue, par exemple, on peut tout à fait envisager de raccourcir légèrement le temps dédié à cet ultime supplice). Selon les résultats obtenus et votre endurance à la souffrance, choisissez votre paire d'escarpin. Verte, bleue, rose, indigo, orange... ce qui compte, c'est les talons aiguilles ; c'est quand même plus smart.

Les accessoires

La jarretière, idéalement noir satinée pour être bien visible, ne doit pas être trop serrée ; imaginez un peu le temps que ça mettrait pour la retirer ! Bon, après, tous les goûts sont dans la nature... Quoi qu'il en soit, n'oubliez pas la parure de sous-vêtements qui va avec, c'est toujours risqué de porter une robe de mariage à même la peau, même si vous vous sentez plus libre ainsi et que vous trouvez ça ultra sexy.
Une main n'est jolie que si elle n'est pas trop dodue, ni rongée jusqu'à l'os, ni veineuse comme une vieille branche, etc. Dans ces cas extrêmes (toutefois plus fréquents qu'il n'y paraît), planquez-les dans des gants occultant en fourrure de persan ou en plumes d'oie blanche. Si vos mains, en revanche, ne présentent aucun défaut notable (de votre point de vue, mais aussi vis à vis de votre entourage), vous pouvez très bien les habiller de broderies diverses, par exemple avec les restes du napperon que Socrate, votre chat, a déchiré un lendemain de cuite. Songez aussi à votre vieux poignet clouté des années 80 ; dissimulé sous quelques jolies fleurettes, il s'avérera des plus utiles lorsque l'oncle salace se mettra à tirer comme un fou, et la langue, et sur la jarretière (enfin, ce qu'il prétend être la jarretière).
Côté bijoux, enfin, privilégiez les grosses bagouses en toc aux colliers de chien dernier cri, le strass de pacotille aux diamants scintillants; les demoiselles d'honneur cherchent toujours à chaparder quelque chose, à ramener un quelconque souvenir de la soirée, à défaut de choper le bouquet de la mariée.

Une dernière astuce


Ne lésinez pas sur les paillettes (bras, visage, cheveux, robe, chaussures, citron dans les yeux, etc.) si vous voulez que Zaza ramène sa fraise avec ses potes pour mettre un peu d'ambiance : l'Ave Maria prendra une toute autre dimension avec une bonne chorégraphie... des village people.





Auteur : Cécile Duclos

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...