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7 juillet 2011

De l’art du lapsus (4)

4ème partie : les hommes politiques (suite)


François Barouin


« Dans mon indignation et mon indignité ».
Puisqu’il se dit lui-même indigne… nous n’en rajouterons pas.


Pierre Bérégovoy


« Nous avons décidé de baiser, de baisser, l’impôt sur les sociétés ». (1992)
Qui est baisé ? L’impôt ou le contribuable ?


Jean-Louis Borloo


En pleine crise du CPE, le mardi 11 avril 2006 à l’assemblée, Il profite de la séance des questions au gouvernement pour qualifier Dominique de Villepin (alors 1er ministre) de «  Premier minus… ». Et encore, il ne l’a pas traité de premier sinistre !

Jean-Pierre Pernaut


Lui aussi a rapetissé François Fillon (il était alors ministre de la fonction publique et pas encore premier minus) :
« Il y a quelques minutes, le minus, le ministre de la fonction publique… ».
Le présentateur du 13 heures sur TF1 s'est également emmêlé les pinceaux au moment de donner le nom d'une plage du débarquement. Jean-Pierre Pernaut, le 5 juin 2009, a mélangé les noms du président des États-Unis, Barack Obama, et de la plage d'Omaha Beach (célèbre depuis le débarquement du 6 juin 1944) pour créer une plage « Obama Beach », et ce, avec un bégaiement assez savoureux. Jean-Pierre va finir par se faire débarquer de TF1...

Valéry Giscard d’Estaing


Le 8 avril 2005, il déclare doctement :
« C’est un texte facilement lisible, limpide et assez joliment écrit : je le dis d’autant plus aisément que c’est moi qui l’ai rédigé. »
On n’est jamais mieux servi que par soi-même.

Hervé Morin


Le ministre de la Défense, interrogé sur Beur FM à propos de l'hostilité des Français à l'engagement de notre armée en Afghanistan. « C'est difficile d'expliquer à des cons... » a-t-il rapidement déclaré avant de se reprendre : « à des... à des hommes et des femmes qui... euh... qu'une partie de leur sécurité se joue à 7 000 kilomètres de chez eux ! ». Déjà qu’on est concitoyens, compatriotes, contribuables … N’en rajoute pas, Hervé, minus de la Défense !


Bernard Kouchner


C’est un défenseur des peuples oppressés. Ainsi, lors de son passage sur France Info en juillet 2009, il se pose en soutien d'une communauté chinoise, appelé les Ouïghours, réprimée par le gouvernement chinois. Seulement, le ministre des Affaires Étrangères n'a pas vraiment vérifié la prononciation du mot « Ouïghour ». Ainsi, avec Kouchner, les Ouïghours deviennent des Yoghourts.
L’ex ministre des Affaires Étrangères s'est visiblement mélangé les pinceaux entre un peuple chinois oppressé et son dessert préféré. Écouter les bourdes de Kouchner, c’est boire du petit lait. File dans ta yourte, Bernard.


Georges Marchais


Au journal de 20 heures sur Antenne 2, le journaliste lui demande s'il n'est pas ébranlé par les récentes défaites des communistes en Europe. L'ancien député lui répond sans se reprendre : « Ça ne me branle pas ». Une expression que n'aurait sans doute pas reniée Rachida Dati aujourd'hui. Comme aimait à le dire Chirac : « ça m’en touche une sans remuer l’autre ».


Auteur : Marc Duclos


1 commentaire:

Eva Cordel a dit…

Désopilant ! Et très révélateur...

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