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1 juillet 2011

Le mariage du prince Albert II de Monaco et de Charlène Lynette Wittstock

Grace Kelly et le prince Albert2 et 3 juillet 2011 : Grande fiesta dans la principauté de Monaco. La foule s’amasse dans les rues de Monte-Carlo. Une petite voix cassée s’écrie :
- Vive Le prince Rainier ! 
- Mais non, mémé, c’est son fils, c’est le prince Albert.
- Vive le prince Albert, vive Grace Kelly ! 
- Arrête mémé, la princesse est décédée depuis longtemps. La nouvelle s’appelle Charlène.
- Vive Charlène, vive Dino ! 
- Tu vas la boucler, oui ? Dino et Charlène sont deux comiques. Albert et Charlène, eux, ne sont pas là pour rire.


Le prince Albert II de MonacoPlus loin, un groupe de touristes s’esclaffe :
- Un beau mariage, dis donc : l’Afrique du sud alliée au fric du nord.
- Il paraît qu’elle était championne de natation ? 
- Plaît-il ? Albert va épouser Laure Manaudou ? C’est un scoop, dis donc ! Et le bébé de Laure, il est du prince ?
- Arrête ton char ! Laure est mariée à Philippe Lucas, tu devrais le savoir, toi qui lis Voici !

Je savais pas qu’il était homo…Un peu à l’écart, quelques badauds commentent le spectacle.
- Tu savais, toi, que l’Albert, il était allé en traîneau jusqu’au pôle nord ? 
- Ben oui, même qu’il menait la meute de huskys. C’est qu’il a du chien, l’Albert ! 
- Il a intérêt à bien la tenir en laisse, la Marlène … 
- Charlène, pas Marlène.
- Elle s’appelle Charlène, Dietrich ? 
- Laisse tomber, ignare. En fait, l’Albert, il a mené le traîneau jusqu’au pôle pour lutter contre le réchauffement de la planète.
- Et pourtant va falloir qu’il la réchauffe maintenant sa Marlène.
- Charlène. Ch comme un chou ch’est un chou. Et tu sais que l’Albert, il s’est farci les deux pôles, le nord et le sud ? 
- Il s’est farci les deux Paul ? Je savais pas qu’il était homo… Qui c’était le deuxième ?
- Moi, j’ai entendu dire qu’il y aurait du beau linge au mariage. Jacques Dupont, l’épicier de la rue Bellevue, Bernard Martin, le notaire du boulevard de la république, et même peut-être Gérard Colin, le boucher de l’avenue du port.
- Tu crois qu’elles vont venir, les frangines du prince, comment elles s’appellent déjà ? 
- Carole et Fanny. Non, elles ne pourront pas venir, il faut bien qu’elles gardent les deux enfants naturels d’Albert, Jazmin et Alexandre.
- Il a aussi des gosses surnaturels ? 
- Tu connais un peu l’histoire de sa famille ? Paraît que c’est des pontes.
- Ben oui, c’est un descendant de la dynastie des Rinaldi.
- Comme Gérard Rinaldi, l’ancien des Charlots ?
- Oui, je crois que c’est un neveu.
- Et le grand prix de Monaco, c’est quoi ? 
- C’est des prix qui sont plus grands qu’ailleurs, c’est tout, c’est pas dur à comprendre.
- Y a un musée aussi, je crois ? 
- Oui, c’est le musée Grévin. C’est là qu’y vont mettre Charlène quand le prince y changera d’épouse.
- Dis donc, ses petits enfants pourront l’appeler momie ! 

Albert coureur impénitentRevenons à nos tourtereaux, Albert et Charlène. C’est dans la plus stricte intimité (pas plus de 4000 personnes triées sur le volet) que l’union religieuse est célébrée sur la place du palais princier, dans la cour d’honneur. Tapis rouge pour les petits petons, robe Giorgio Armani (pour Charlène, pas pour Albert). Rappelons que nos futurs mariés étaient de grands sportifs : Charlène nageuse émérite, Albert coureur impénitent. La presse people du monde entier guette leurs serments d’amour.
Charlène : « Je t’aime, mon beau prince ».
Albert : « Moi aussi je m’aime, ma belle Mylène ».
Charlène : « Charlène, Albert, pas Mylène. Mylène, c’était ton ex ».

Bébert, tu veux vraiment l’épouser ?C’est L'archevêque de Monaco, Mgr Bernard, qui mène la messe en plein air.
L’archevêque : « Albert, voulez-vous prendre pour épouse Ségolène ici présente ? ».
Albert : « Non, non, Bernard. Ségolène est déjà Royal, moi je préfère Madeleine ».
Charlène : « Charlène, Albert. Laisse Madeleine à Proust ».
L’archevêque : « Bébert, tu veux vraiment l’épouser ? ».
Albert : « Oui, je suis un peu là pour ça, Nanard ».
L’archevêque : « Pareil pour toi, Chimène ? »
Charlène (le poing levé en signe de victoire) : « Yes ».
La foule applaudit à tout rompre, l’orchestre entonne le « De Profundis Morpionibus » et le couple s’éloigne dignement en prenant garde à ne pas se prendre les pieds dans le tapis rouge.

Auteur : Marc Duclos

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